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Harcèlement scolaire: vigilance dès l’école primaire !

Le harcèlement entre élèves est une réalité dès l'école primaire, alerte Santé publique France, qui a mené l'enquête auprès d'écoliers de 6 à 11 ans, leurs parents et enseignants : un enfant sur six en est déjà probablement victime. Des résultats qui invitent à repérer les vulnérabilités et prévenir les situations de harcèlement dès le plus jeune âge.

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    16, 4 % des enfants de 6 à 11 ans sont les victimes probables de harcèlement de la part de leurs camarades à l’école, 17, 9 % ont des comportements agressifs et 6,1 % sont à la fois probables victimes et en même temps auteurs d’actes agressifs envers leurs pairs. C’est ce que révèle l’étude publiée par Santé Publique France ce mercredi : preuve que les bousculades dans les cours de récré du primaire sont loin d’être toutes d’innocents jeux d’enfants. 

    Ces résultats sont issus de l’enquête Enabee. Plus grande étude épidémiologique visant à surveiller la santé mentale des enfants, l’enquête a été lancée en 2022 au sortir de la crise sanitaire du covid :  alors que l’on observait un mal-être et des demandes de soins croissants chez les adolescents, la France manquait de données  concernant le bien être et la santé mentale des moins de 11 ans, rappelle Michel Vernay, directeur à la direction des maladies non transmissibles et traumatismes à Santé Publique France. 

    L’analyse des données collectées dans le cadre de cette enquête épidémiologique, sur un échantillon représentatif de quelque 8200 enfants scolarisés en école élémentaire en France Hexagonale avait déjà donné lieu à la publication de résultats, faisant notamment apparaître que 13 % des 6-11 présentent une santé mentale fragile : pour ceux-là, seuls un peu plus de la moitié des parents déclarent avoir recours à une prise en charge. 

    Un fort impact sur la santé mentale

    Le harcèlement scolaire, on le sait, est l’un des principaux facteurs portant atteinte à la santé mentale des enfants, avec des conséquences à court terme (isolement, anxiété, troubles du comportement) et à plus long terme (dépression, pensées suicidaires, décrochage scolaire). L’enquête s’est donc penchée dessus, en croisant pour chaque enfant les points de vue de leurs parents et des enseignants. Ils devaient répondre à deux questions : l’enfant est-il harcelé ou tyrannisé par d’autres enfants ? L’enfant se bagarre-t-il souvent avec ou tyrannise t il souvent d’autres enfants ?

    Outre qu’ils confirment que le harcèlement entre élèves n’attend pas le collège, les résultats de l’étude montrent que les filles sont plus souvent identifiées comme victimes probables de harcèlement et présentent moins souvent des comportements agressifs que les garçons. Pour les 6,1% d’enfants chez qui l’on identifie à la fois qu’ils sont à la fois sans doute victimes, mais également agressifs envers leurs camarades, l’étude relève que plus d’un quart (27,3%) présentent un trouble d’opposition et 18 , 4 % un probable trouble d’inattention ou d’hyperactivité,  « l’agressivité pouvant être un mécanisme de protection contre leur propre détresse émotionnelle, ce que souligne l’importance d’une prise en charge » pointe l’étude.

    Les élèves à besoins particuliers plus souvent victimes 

    En s’intéressant aux vulnérabilités individuelles et ou familiales des enfants identifiés comme victimes de harcèlement, l’étude confirme également ce que l’on pouvait pressentir, le constat mené par les associations et lors de notre propre enquête pour Zèbres & Cie. Les enfants avec des troubles des apprentissages, ceux qui bénéficient d’un dispositif d’accompagnement à la soclarité, ceux qui sont nés prématurément, ainsi que ceux qui sont en surpoids ou obésité sont plus fréquemment « victimes probables » de harcèlement. 

    Lorsque on les compare aux enfants qui ne sont pas impliqués dans des situations de harcélement, les victimes et petits élèves présentant des comportements plus agressifs sont aussi plus souvent issus de familles monoparentales, avec un parent aux prises avec des difficultés socio-économiques. 

    En d’autres termes : la différence-telle que perçue-par les camarades, est un facteur de risque. « Ces associations ne sont ni une relation causale directe, ni un déterminisme » rappelle Santé Publique France : cela apparaîtra d’autant moins comme tel que les adultes qui entourent et encadrent les enfants prennent garde à leurs vulnérabilités. 

    « La prévention et le repérage précoce de situations de harcèlement, dès les première sannées de scolarité, constituent donc des priorités de santé publique, souligne la Dre Caroline Semaille, directrice générale de l’agence sanitaire. Renforcer les environnements scolaires protecteurs, réduire les inégalités sociales et soutenir le développement des compétences sociales et émotionnelles dès le plus jeune âge sont autant de pistes concrètes pour prévenir durablement les violences scolaires entre élèves et favoriser un climat scolaire inclusif et bienveillant. »

    Claudine Proust

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