Depuis mars 2026, l’expérimentation des nouveaux formulaires de demandes d’aide MDPH est lancée dans six départements: Aveyron, Nord, Indre, Corse et la Guyane. L’objectif est de proposer une approche plus adaptée aux situations avec des versions différenciées : un dossier complet pour les premières demandes ou les cas complexes, mais aussi des formulaires plus courts pour les renouvellements ou les demandes ciblées, comme la RQTH.
Nous avons pu comparer ces versions avec l’ancien modèle (en vidéo ici). Premier constat : le nouveau formulaire MDPH 2026 est plus aéré, plus lisible, avec une présentation simplifiée et moins de surcharge graphique. La structure semble pensée pour guider davantage l’usager dans son récit, avec des rubriques plus claires et plus accessibles.
Mais cette simplification formelle ne fait pas disparaître une réalité essentielle : pour obtenir les droits attendus, il reste indispensable d’être précis, détaillé, exhaustif. L’enjeu demeure le même : décrire au plus juste les besoins, les difficultés et leur impact sur la vie quotidienne.
Parallèlement à cette phase de test, une réforme plus large est déployée à partir du 1er avril 2026. Elle ne concerne pas seulement les formulaires, mais l’ensemble du parcours des usagers. Objectif : réduire la charge administrative et de sécuriser les droits dans la durée.
Des notifications alignées MDPH sur les cycles scolaires
Pour les enfants, certaines décisions pourront désormais être accordées pour un cycle scolaire complet, (maternelle, élémentaire, collège ou lycée), évitant aux familles de devoir redéposer un dossier en cours de scolarité.
Une AEEH prolongée pour les handicaps non évolutifs jusqu’à 20 ans
L’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) de base pourra être attribuée jusqu’aux 20 ans de l’enfant en une seule décision, lorsque le handicap est reconnu comme non évolutif. Une mesure destinée à limiter les démarches répétées.
Vers la fin des ruptures de droits
La réforme introduit également un principe attendu de longue date : celui de la continuité des droits. Lorsqu’une demande de renouvellement est déposée suffisamment tôt, les aides pourront être maintenues pendant l’instruction du dossier, limitant ainsi les ruptures de prise en charge.
Des durées d’aides MDPH allongées pour les adultes.
Pour les adultes, les durées d’attribution de certaines aides — comme l’AAH, la RQTH ou la CMI — sont également appelées à être allongées, avec le même objectif de stabilité des droits et pour éviter des démarches répétées
Conclusion : ces mesures montrent une volonté plus globale de simplification, avec notamment le principe du « dites-le nous une fois pour toutes» et une réduction du nombre d’informations à fournir à chaque demande.
Reste désormais à observer si ces évolutions permettront, concrètement, de transformer l’expérience des usagers et de faciliter un accès aux droits souvent jugé trop lourd. On suit l’affaire !
Elvire CASSAN
